dimanche 13 juin 2010
ROMAIN ET YANNICK AU DEPART DU 25ème MINI FASTNET AUJOURD'HUI
mercredi 9 juin 2010
ROMAIN AU DEPART DU MINI FASTNET DIMANCHE PROCHAIN
Depuis 25 ans, cette course fait courir les ministes et rêver tous les autres. Le Mini Fastnet, créé en 1985 à l’initiative de la Classe Mini est la deuxième épreuve du circuit après la « Mini Transat ». 25 ans plus tard, le Mini Fastnet tient toujours son rang de course majeure et mythique. Organisée depuis 9 ans par le Winches Club, ce sacré aller-retour jusqu’au phare du Fastnet a toujours le même effet magnétique sur les marins. Pas moins de 72 duos (144 régatiers et régatières) seront donc au départ de cette édition anniversaire.Après la très belle course que nous a fait vivre Romain sur la MAP, il a la pression de tout son entourage pour le Mini Fastnet. Mais Romain reste serein, il passe sa semaine à Douarnenez pour bricoler sur son bateau, se reposer, faire un peu de kite surf… et toujours chercher des sous !
Hier il a passé ses contrôles de jauge et sécu, et tout est ok. Son équipier Yannick Le Clech devrait le rejoindre vendredi.
Soyez tous là, dimanche prochain à 13h, pour le coup d’envoi du 25ème Mini Fastnet en baie de Douarnenez, et pour encourager Romain... !
mardi 8 juin 2010
ARTICLE SEASAILSURF DU 7 JUIN 2010
ROMAIN BOUCHET : « JE SAVOURE CETTE 3ème PLACE. MAINTENANT IL Y A LES SABLES ET, POUR MOI, CE SERA LE GRAND SAUT »R.B. : Je pense qu’il va un peu vite en écrivant cela. En tout cas, je suis régulier dans les 5 premiers depuis le début de la saison. Mais dans la course au large, il n’y a pas que le podium et les résultats positifs qui comptent. J’aimerais être sur le podium de ceux qui ont un partenaire car, là-dessus, j’ai encore des progrès à faire. Mais cela fait plaisir. Je savoure cette 3e place. Il y a eu des moments difficiles en hiver quand on bosse sur le bateau. Lors de ces moments-là, on se pose des questions pour savoir pourquoi on fait cela et ou l’on va…
Tu te classes 3e du Trophée MAP. À quel moment, cela s’est joué ?
R.B. : Cela s’est joué lors du passage à niveau au Raz de Sein au début de la course. J’étais dans le bon paquet devant. Ce fut une belle opportunité. Ensuite je suis resté au contact avec les gars avec qui je me suis échappé. Ce qui est top, c’est que j’ai même réussi à repasser Guillaume Le Brec pendant quelques minutes, une heure avant l’arrivée. Cela veut dire que je suis resté au contact avec mon bateau. D’ailleurs, c’était le même scénario que l’année dernière. J’avais fait un contre-bord au large à la sortie de la baie de Douarnenez et je m’étais fait passer par le mini 260 qui finit 2e de la course. Alors je m’étais dit que je ne referais pas la même connerie.
Tu as même eu l’occasion de jouer avec les dauphins et de le filmer…
R.B. : Oui. Il y a des moments où il faut savoir trouver les moments pour relâcher la pression. Penser à soi et se faire plaisir. Ça peut être se taper une tablette de chocolat Milka, jouer avec les dauphins ou écouter un bon morceau de musique. Dans notre série où il y a peu de professionnalisme, il faut se mettre à la vidéo. Et pour moi aussi, plus tard, cela fera de bons souvenirs. C’est sympa d’immortaliser des petits moments magiques comme cela. On est en solitaire, au large, et c’est toujours sympa de partager ces moments-là avec les gens qui y sont sensibles. C’est une façon de les remercier aussi car, au large on gamberge pas mal. Il y a des moments difficiles et il faut se raccrocher à ce que l’on a pour se remettre dans le match. Et ces images, c’est pour les gens qui nous ont aidé, qui croient en nous.
Le mini, t’y pense et y travailles depuis longtemps ?
R.B. : Je voulais faire de la course au large en solitaire. La première fois que j’ai débarqué à bord du proto 454, je me suis dit qu’au niveau ergonomie, c’était une machine de fou. Que cela risquait d’être dur. En fait je me suis adapté et j’y ai pris goût.
Parle nous de ton proto…
R.B. : Ce proto, c’est Mathieu Morvan et ses amis qui l’ont construit sur des plans Dejeanty. C’est un bateau polyvalent. Il est solide. Il est en verre avec renforts carbone. Et il a toutes les options des bateaux récents avec des dérives asymétriques, une quille carbone, un mât carbone. Les voiles ont été payées par Areas pour François Salabert avant la Transat 2007. Quand j’ai récupéré le bateau, il y avait ce jeu de voiles mais avec mes partenaires cette année, j’ai pu acheter un solent. J’ai ainsi développé ma première voile avec Stéphane Fauve, un ami designer chez North Sails. Je l’avais rencontré en Nouvelle-Zélande. En fait, i lne dessine pas de voile de mini mais j’ai insisté.
On peut donc toujours rivaliser avec un vieux bateau en proto ?
R.B. : Oui quand il est optimisé et qu’on a la chance de tomber sur des conditions météo qui le permettent. Jusqu’à 15 noeuds en gros. Il y a tellement de formats différents de course sur le circuit mini. Sur ce Trophée MAP par exemple, on dispute un sprint de 200 milles. Mais sur les Sables - les Açores, c’est tellement long que sur une option météo, on peut aussi rivaliser. On dit souvent aussi que c’est le marin qui fait la différence… Et mine de rien, j’ai bien progressé sur le bateau.
Quels sont tes objectifs à venir ?
R.B. : D’abord, je tiens à remercier Mathieu Morvan qui me fait confiance depuis un an et qui me laisse naviguer sur son bateau en échange de l’entretenir et de le développer. Aussi il y a toute l’équipe de Mer Agité, cet hiver, qui m’a donné des conseils malgré un timing serré pour eux.
Maintenant, il y a Les Sables et, pour moi, ce sera le grand saut. Je me sens comme avant de sauter à l’élastique. Il y a le facteur danger qui s’ajoute. J’appréhende un peu de me retrouver entre les Sables d’Olonne et les Açores dans 45 nœuds, au près. C’est très différent d’un Trophée MAP qui ne s’est jamais déroulé à plus de 5 milles des côtes. Il me reste un mois et demi pour être prêt au départ.
Et trouver un sponsor…
R.B. : J’ai Déjà de petits partenaires qui me suivent. Il y a Quéven Camping Car et Hoogsteder Bv, un fournisseur de fruits et légumes hollandais. Mais je cherche toujours un partenaire principal.
lundi 7 juin 2010
ARTICLE LE TELEGRAMME 7 JUIN 2010

Personne ne l'attendait à pareille fête. Et pourtant, samedi matin, Romain Bouchet est monté sur la troisième marche du podium du Trophée MAP. Pas mal pour quelqu'un qui effectue ses premiers pas sur le circuit mini à la barre d'un vieux proto.
Il était heureux, Romain, samedi matin. Fatigué aussi. Mais toujours lucide... «J'espère que t'as bien écrit le nom de mon bateau: c'est Brazelleg avec un ?g? et pas avec un ?c?. Brazelleg, c'est le nom d'une tourelle qui marque l'entrée de la baie de Locmaria, à Groix. Là où j'ai passé une grande partie de mon enfance», s'empresse-t-il de préciser. Groix, c'est dans ce cadre magnifique qu'il a tiré ses premiers bords. En planche à voile et en kitesurf. Quand le vent soufflait trop fort, ces parents lui interdisaient de dépasser la fameuse tourelle de Brazelleg. Depuis, Romain a grandi. Son horizon s'est élargi. Le mini a remplacé la planche. Et, à 28 ans, il est libre d'aller au-delà de Brazelleg.
Les conseils de Duthil
Malgré sa gueule d'ange à faire du cinéma, Romain Bouchet n'est pas du genre à se prendre pour une star. Il se la joue modeste. Le garçon est parti de loin. Pour apprendre le métier, il a commencé par endosser le costume de préparateur. Pour des figaristes de renom comme François Gabart ou encore Fred Duthil, un ancien de la mini. «Quand j'ai dit à Fred que je voulais faire du mini, il m'a répondu ceci: ?Ne brûle pas les étapes. Il faut que tu prennes les choses dans le bon ordre. Commence par apprendre la tactique?». Alors, Romain s'est acheté un Laser. «Pendant un an et demi, j'étais au taquet au CN Lorient pour apprendre la tactique». Pour gagner sa vie, il avait des «petits jobs dans la voile, ici et là».
D'Auckland à Port-la-Forêt
Mais quand on est jeune, on a aussi envie de voyager, de changer d'air. D'apprendre et de voir autre chose. Alors, ce sera un billet «aller simple» pour la Nouvelle-Zélande. A Auckland, il frappe à la porte du célèbre chantier Cookson Boats. «Pendant un an, j'ai appris à faire de la strat' sur les bateaux». Toujours utile sur un mini. Retour en Bretagne. Il vient de récupérer le proto n°454, un plan Dejeanty datant de 2003. Un bon bateau qui demande à être boosté. «Tout l'hiver, j'ai été hébergé chez Mer Agitée, l'écurie de Michel Desjoyeaux. Il m'a permis de travailler sur mon bateau. Pendant quatre mois, j'en ai passé des heures et des heures à bosser dessus».
Le Mini-Fastnet à suivre
Le résultat en valait la peine. Treizième du Trophée MAP 2009 et 3e cette année. Riecher, le vainqueur: «Il va très vite ce petit jeune-là» et Le Brec: «c'est un avion dans le petit temps» ont eu du fil à retordre avec le skipper de «Brazelleg» qui ne demande qu'à remettre ça. Notamment sur la Transat 6.50 en 2011. A condition de trouver un partenaire. Le week-end prochain, Romain Bouchet sera au départ du Mini-Fastnet avec Yannick Le Clech, un autre touche-à-tout qui navigue sans complexe.
samedi 5 juin 2010
UNE 3ème PLACE POUR ROMAIN

« J’ai passé des heures et des heures à travailler sur mon bateau cet hiver. J’ai beaucoup investi, j’ai dû m’équiper des bons outils, m’entourer de bons conseils… C’est la récompense : le bateau avance bien, même s’il est plus vieux, plus lourd que les protos d’aujourd’hui tout en carbone.
Là, dans le petit temps j’ai réussi à tenir en vitesse mais il fallait être tout le temps sur les réglages. Côté tactique c’était compliqué, mais la première option à ne pas louper c’était le passage du Raz de Sein. Après, on a réussi à maintenir l’écart.
Sur la fin, on était bord à bord avec Guillaume, il a pris l’avantage, il a plus d’expérience que moi. Ce n’est que mon 2e Trophée MAP, ma deuxième saison en Mini, c’est une belle récompense cette 3e place ! »
Rendez-vous la semaine prochaine avec Romain sur le Mini Fastnet, il sera épaulé pour l’occasion par Yannick Le Clech.
mercredi 2 juin 2010
5, 4, 3, 2, 1, TOP DEPART DE LA 6ème EDITION DU TROPHEE MAP

LE TROPHEE MAP : 200 MILLES EN MER D'IROISE ET EN BRETAGNE-SUD

Sans escale, en solitaire, et reconnue par les ministes comme une course très technique et très tactique, la relative faible longueur du parcours fait que cette course se joue à un rythme de sprinter.
Les Minis s'élanceront donc de la baie de Douarnenez vers l'île de Groix, et après avoir viré le plateau des Birvideaux, ils reviendront vers Douarnenez par la bouée occidentale de Sein. Il s'agira pour les ministes de naviguer au plus près des cailloux entre le Raz de Sein, les Glénan et le phare d'Armen.
La météo s’annonce très peu venté, Romain a donc essayé d’avoir un bateau le plus léger possible. « Il va falloir que je reste patient et calme pendant la course, ça va être très tactique, il va falloir que j’observe bien le plan d’eau afin de prendre la moindre petite risée… mais je ne me fais pas de souci je pars pour la gagne ! Je suis allé dîné dans une bonne crêperie typique de Douarnenez hier et je compte sur elle pour me porter sur la 1ère marche du podium de la MAP ! »
Très bon vent à Romain…